A la plume

A la plume chaque semaine, un mot, une photo, une vidéo, un morceau, un tableau, un gâteau, pour après le boulot, garder le goût du OoHhh!

David Quayola – 7 janvier 2018

Collection Jardin d'été

Aujourd’hui, nous nous arrêtons sur David Quayola, un artiste que nous avons découvert cet été, à l’occasion du festival international des jardins au domaine de Chaumont-sur-Loire.

https://www.quayola.com/jardins/

Artiste reconnu de l’art numérique, David Quayola nous plonge avec « Jardins d’été » dans un fascinant univers impressionniste qui lie art et nature au moyen d’une palette somptueuse de couleurs titillant nos sens pour notre plus grand plaisir.

Un moment féérique à ne pas rater!

Agnès Obel – 13 janvier 2018

Avec Citizen of Glass qu’elle a publié à l’automne 2016, Agnes Obel est entrée dans une nouvelle ère. L’envie était alors flagrante pour la musicienne danoise installée à Berlin d’étoffer l’univers intime et si personnel qui se dégageait de ses deux précédents disques, le très épuré Philharmonics paru en 2010 et le plus dense Aventine, trois ans plus tard.

Un monde onirique contrôlé par une voix hors norme.

Nous en avons des frissons dans les plumes!

Variations sur un départ / Cie la main d’œuvres – 20 janvier 2018

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Variations sur un départ est la preuve qu’il faut oser le théâtre comme expérience de la fraternité.

Ce spectacle nous parle de migration, de culture, de filiation, d’attachement à la terre, de déracinement, d’angoisse et surtout de courage! Oui de courage !

A travers la performance éblouissante de Katerini Antonakaki, Variations sur un départ nous parle d’une femme sur le départ pour une vie nouvelle, loin.. D’un exil… Mais que la route est longue et périlleuse avant que l’équilibre ne se trouve!

Bref, une histoire où notre Pénélope contemporaine refuse d’attendre et de subir et convertit l’épuisement et le découragement en reconquête de l’avenir.

Une performance puissante qui rend hommage au courage incommensurable de tous les exilés qu’ils soient politiques, économiques, écologiques, existentiels, artistiques…

Ainsi, quand vous en douterez, n’oubliez jamais quelle dose de courage et de force il faut pour survivre et se reconstruire après un déracinement.

Une façon de fermer le bec à tous les intolérants déplumés de leur humanité qui n’ont comme supériorité que leur faiblesse!

Courage – le mot qui nous manque – 27 janvier 2018

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Courage que tu nous manques. De grand mot tu semble être devenu un gros mot. Tel l’optimisme, tu t’en es allé en nous laissant seuls, soumis à nous même. Que de mélancolie! On vit sur le courage des autres, sur celui de ceux qui jadis ont osé. On envie les super-héros mais Superman est épuisé de voler à notre secours. Il veut bruler sa cape!

Et si en te glissant de nouveau dans nos esprits, tu parvenais, à toi seul, à nous aider à convertir le découragement en reconquête de l’avenir. Reviens-nous, il est grand temps que nous surmontions ce désarroi qui nous colle à la peau. Nous avons perdu le courage comme nous perdons des lunettes. Nous nous sommes habitués à mal regarder le monde et à ne plus nous regarder marcher.

Allez s’il te plait, reviens! Ne te fais pas prier cela a assez duré! Promis on invitera Olivia Ruiz pour qu’elle te fasse des crêpes aux champignons!

L’art sociologique – Hervé Fischer – 3 février 2018

© Les faits Plumes

Dans les années 1970, Hervé Fischer manifeste son opposition à la culture élitiste qui anime le milieu de l’art. Pour apporter sa pierre à l’édifice de ce qu’il appelle le « décrassage culturel », il détruit ses propres œuvres et partage ce geste au sein d’une démarche collective nommé « déchirure ». Hervé Fischer inscrit son acte et ses réflexions dans le cadre d’un art qu’il appelle sociologique et dont il est l’un des initiateurs majeurs. Cette perspective lui permet d’explorer les réalités et imaginaires sociaux. En parallèle il enseigne la sociologie de la culture et de la communication à la Sorbonne. Ses pratiques artistiques sont toujours en relation avec son travail théorique.

Une petite partie de ses œuvres a été exposée au Centre Pompidou du 15 juin au 11 septembre 2017.

Vous pouvez le découvrir ici: http://www.hervefischer.com/

Nous en restons plumes bée!

Littérature francophone – Alain Mabanckou – 17 février 2018

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Dans Mémoires de porc-épic, Alain Mabanckou revisite des lieux fondateurs de la littérature et de la culture africaines avec amour, humour et dérision. Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède son double animal, il nous livre dans ce superbe roman l’histoire d’un petit porc-épic, chargé par son alter ego humain d’accomplir une série de meurtres rocambolesques… Malheur aux villageois sur la route de Kibandi…

« donc je ne suis qu’un animal, un animal de rien du tout, les hommes diraient une bête sauvage comme si on ne comptait pas de plus bêtes et de plus sauvages que nous dans leur espèce, pour eux je ne suis qu’un porc-épic, et puisqu’ils ne se fient qu’à ce qu’ils voient, ils déduiraient que je n’ai rien de particulier, que j’appartiens au rang des mammifères munis de longs piquants, ils ajouteraient que je suis incapable de courir aussi vite qu’un chien de chasse, que la paresse m’astreint à ne pas vivre loin de l’endroit où je me nourris

à vrai dire, je n’ai rien à envier aux hommes, je me moque de leur prétendue intelligence puisque j’ai moi-même été pendant longtemps le double de l’homme… »

Hééé, ça pique, ça passe à travers les plumes !

Sheila Hicks – 25 février 2018

Sheila Hicks, vous ne la connaissez pas ? C’est ce que l’on appelle une artiste textile, une artiste du textile, une artiste qui manie avec art la matière textile.

A 83 ans, elle vous enturbine, vous crochète et vous entricote dans une étrange forêt pleine de lianes de couleurs vives montées en colonnes jusqu’au plafond. Elle entrelace leurs racines au sol ou les fait danser sur les murs.

C’est beau, poétique, captivant et ensorcelant….

Vous n’avez pas eu la chance de la voir exposer. Elle expose en ce moment jusqu’à la fin avril au Centre Pompidou.

https://www.centrepompidou.fr/cpv/ressource.action?param.id=FR_R-396fd474-f6b7-4be5-9623-59758f001720&param.idSource=FR_E-27b1d4efccc4f9fe56a6b046a516fa7f

Sinon j’ai pour ma part eu la grande chance de la voir cet été à l’occasion de la 9e saison d’art contemporain qui s’est tenue au domaine de Chaumont-Sur-Loire (Oui encore… Rappelez vous David Quayola…). Trois photos en avant goût sur un bandeau réalisé par mon grand duc.

Trio-laine
© Les faits Plumes

Sammy Slabbinck – 11 mars 2018

Sammy Slabbincke est un artiste qui aime dire de lui qu’il est « un animal créatif qui essaie de chier tous les jours des pierres précieuses ». Sammy Slabbincke est un artiste que j’ai découvert très récemment et dont je dirais tout simplement qui m’émerveille tout autant qu’il me bouscule. C’est toute sa force ! C’est en tout cas ce que j’apprécie chez un artiste et chez lui. J’aime qu’il m’interpelle, me préoccupe, me sorte de ma zone de confort, me fasse réfléchir ou tout simplement me sorte de mon « inconscience ». J’aime aussi chez lui qu’il me fasse rêver, qu’il élargisse le périmètre de mon espace imaginaire et me fasse quitter la terre ferme. C’est ce que j’appelle l’effet trampoline et qui caractérise la relation que je tisse avec un artiste que j’apprécie. J’ai donc choisi de partager cette admiration que j’ai pour le travail de Sammy Slabbinck et espère vous faire connaitre ses œuvres, si vous ne les connaissez pas déjà…

Alors que dire, Sammy Slabbinck est belge, il fait des découpages et des collages. Il dispose et recompose. Il aime les vieux magazines et vieux catalogues publicitaires. Il aime nous faire voyager dans son monde imaginaire empli de surréalisme, prompt à des degrés de compréhension multiples. Ah oui j’oubliais : ce qu’il fait, ce n’est pas un jeu d’enfants !

Si vous souhaitez en découvrir davantage, n’hésitez pas à suivre ces quelques liens :

https://www.artistup.fr/articles/994/l-univers-surrealiste-de-sammy-slabbinck

http://sammyslabbinck.tumblr.com/about

https://www.juniqe.fr/sammy-slabbinck?gclid=CjwKCAiAxJPVBRB4EiwAsCA4aUDO7vatmQ-ePQvb9kwPXfSzThcI-TfxKfSyRKOU7DM73VF7nCD1PBoCQfMQAvD_BwE

Les occupations poétiques du clown TOM- Cie Eklozion – 25 mars 2018

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« J’ai mélangé toutes mes pages … Ce n’est plus une bibliothèque ici c’est une cirque ! ».

Lorsqu’il passe l’après-midi à la bibliothèque, le clown Tom virevolte et vaque à des occupations poétiques. Il balaie, ramasse quelques papiers, invente des jeux et (dé)range des livres. Comme il ne sait pas lire , il ne peut s’empêcher de détourner la fonction première de ces objets sérieux, emberlificotant les histoires qu’ils racontent lorsqu’il demande à tous ceux qu’il croise de tout lui raconter ! Sans compter que tous ces livres empilés , ça lui donne des idées d’acrobatie…

Clown poétique proche des personnages de Tati ou Charlot , Tom investit avec fantaisie et humour les lieux du livre afin que chacun puisse d’autant mieux les habiter.

https://www.facebook.com/AssociationEklozion/

La mousse tache ! – 7 avril 2018

Que ce soit pour une grande fête ou un simple goûter, le gâteau d’anniversaire doit être à hauteur de l’événement et donc épater votre enfant ! Seulement, le choix de ce gâteau peut s’avérer beaucoup plus difficile, surtout si vous ne disposez pas de moule spécial. Vous êtes alors tombés au bon endroit ! Aujourd’hui, on vous …

Aujourd’hui une recette résultant d’un mot de l’espace. [Cf. défi @-mot-sphère n°1 sur la page à la loupe].

Ingrédients
  • un gâteau de votre choix de 18 à 24cm de diamètre (il n’a pas besoin d’être très haut)
  • le gabarit gâteau moustache de la taille de votre gâteau
Ganache au chocolat (quantités pour un gâteau de 20cm de diamètre)
  • 150g de chocolat
  • 100g de crème liquide entière
  • 20g de beurre doux
Instructions
Préparez la ganache
  1. Faites fondre le chocolat aux micro-ondes jusqu’à ce qu’il soit bien fondu et réchauffez la crème environ 20 secondes aux micro-ondes. Réalisez une émulsion en trois fois : ajoutez un tiers de la crème au chocolat fondu, mélangez énergiquement à l’aide d’une maryse jusqu’à l’obtention d’un noyau lisse et brillant. Faites de même avec les deux tiers de crème restant. Ajoutez le beurre coupé en morceau et laissez fondre entièrement.
  2. Recouvrez la ganache de film alimentaire et laissez à température ambiante jusqu’à ce qu’elle prenne assez pour qu’on puisse l’étaler (s’il fait très chaud, conservez-la au réfrigérateur et sortez-la 10mn avant de l’utiliser).
Préparez le gâteau
  1. Imprimez un dessin de rond yin yang du diamètre de votre gâteau. Découpez un des morceaux (le yin ou le yang au choix, lol) et utilisez-le comme guide pour couper votre gâteau en 2 parties égales. Vous obtenez 2 morceaux de moustache que vous pouvez légèrement retailler.
  2. Retournez un des 2 morceaux de gâteau et déposez-les l’un en face de l’autre sur un grand plat de service ou une planche. Retaillez légèrement au point de contact des 2 moustaches pour qu’elles s’épousent bien. Enfin égalisez la hauteur des 2 morceaux avec un couteau pour obtenir une surface plane.
Décorez la moustache
  1. Recouvrez le gâteau d’une très fine couche de ganache pour bien bloquer toutes les miettes et laissez durcir 10mn au congélateur. Pendant ce temps, vous pouvez former un nœud papillon avec 2 serviettes en papier et une agrafeuse.
  2. Au bout de 10mn, recouvrez le gâteau d’une 2ème couche de ganache plus épaisse. Utilisez une fourchette pour tracer les « poils » de la moustache. Conservez au frais jusqu’au moment de servir.

Jean Echenoz-16 avril 2018

Narration jubilatoire, sur fond d’univers désenchanté, l’œuvre de Jean Echenoz est une maitrise, par le jeu, des démons de l’ennui. A travers 17 ouvrages, l’auteur a exploré différents genres littéraires (roman d’aventure, roman d’espionnage etc). Il va jusqu’à les détourner pour construire avec le lecteur une complicité qui se révèle également manipulation, dérivation et renversement. Jean Echenoz est plus qu’un écrivain. Il a crée autour de lui un univers reposant sur le foisonnement de l’écriture et la vivacité du romanesque qui donne à son ouvre l’allure d’un mouvement perpétuel.

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© Les faits Plumes

Virginia Benedicto – 21 avril 2018

Enthousiaste et spontanée, Virginia Benedicto est une artiste qui offre avec générosité ses couleurs et sa bonne humeur à travers ses œuvres. Née en 1971 à Madrid, ses études dans le domaine de la publicité puis de l’art, sa culture et ses diverses expériences, l’ont tout naturellement amenée à se concentrer sur la création artistique, faisant de sa passion, son métier. Ses peintures et sculptures qui expriment toujours gaieté et joie de vivre sont baignées de multiples influences, majoritairement latines. Aussi, sous ses pinceaux et ses mains, naissent et se dessinent, des formes et des courbes, rondes et voluptueuses. Les thématiques de prédilection de Virginia Benedicto sont la pomme et l’amour à travers lesquels elle veut tout simplement offrir une vision optimiste de la vie. Un regard frais et pétillant qui vous invite à venir croquer avec gourmandise toutes ses créations originales (artsper).

ça déplume!

http://www.virginia-benedicto.com/

Mona Lisa

David Gilmour – 28 avril 2018

Nul besoin de prose accompagnante, il suffit d’écouter pour se laisser caresser les plumes

Une année : 1948 – 10 mai 2018

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Le 10 décembre 1948, la 3e Assemblée générale des Nations-Unies adopte à Chaillot, la Déclaration Universelle des droits de l’homme. En pleine Guerre Froide et devant l’opposition croissante au colonialisme, 48 États membres votent les 30 articles proclamant les droits humains fondamentaux. L’Arabie Saoudite, l’Afrique du Sud et l’Union soviétique, quant à elles s’abstiennent. Il faudra alors deux décennies aux Nations-Unies pour s’accorder sur les mécanismes d’application de ce texte.

Un détail ? Certainement pas quand on sait que ce sont justement ces mécanismes et les procédures afférentes qui concrétisent l’effectivité du droit …

Ces trente articles abordent les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux dont nous devons tous bénéficier.

Elle s’adresse à l’ensemble de la communauté humaine et fait partie de la Charte internationale des droits de l’Homme qui inclut le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adoptés en 1966 par l’Assemblée générale des Nations-Unies.

 » The pure necessity  » – 21 mai 2018

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 » The pure necessity « est une œuvre conduite par l’artiste belge David Claerbout. Dans cette œuvre se rencontrent et se confrontent les propriétés propres à la photographie et au cinéma. Réalisé en 2016,  » The pure necessity  » consiste en une reprise d’un grand classique bien connu de tous et sorti des studios Disney  » Le Livre de la jungle  »  sorti, rappelons le en 1967. Oui mais à la différence que prés que dans l’œuvre de David Claerbout l’œuvre qui a fait rêver adultes et enfants est débarrassée de toute narration et de toutes références anthropomorphiques…

https://davidclaerbout.com/

Double face- 9 juin 2018

Dans son projet « Buffalo Bill Gates », le Suédois Kalle Mattsson propose des doubles « mashup » de personnalités en doublant les visages mais aussi les noms des célébrités dans des montages photographiques humoristiques qui se déclinent au format livre, t-shirt, sac et poster.

Pour en voir davantage c’est d’abord par ici:

https://www.rts.ch/play/tv/rts-culture/video/le-projet-buffalo-bill-gates-de-kalle-mattsson-dedouble-la-personnalite?id=8377902&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

Et puis par là:

http://www.studiokallemattsson.com/Buffalo-Bill-Gates

http://buffalobillgates.tumblr.com/

Clarissa Pinkola Estés- 16 juillet 2018

Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial.

Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l’animal sauvage, est victime de la civilisation.

La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde.

Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel.

C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin.

De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d’une immense générosité.

A travers les  » fouilles psycho-archéologiques  » des ruines de l’inconscient féminin qu’elle effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d’allumettes.

La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie (source: CG Jung.net).

Un somptueux extrait ….

 

L’art de cuisiner – 30 juillet 2018

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La cuisine, est-il nécessaire de le rappeler, est un acte culturel.

Les travaux fondateurs d’anthropologie et d’ethnologie du début du xxe siècle, de Marcel Mauss à Claude Levi-Strauss, ont mis en évidence cette dimension socioculturelle et symbolique de l’acte culinaire, un des lieux où s’enregistrent les mouvements profonds d’une société. La cuisine, faut-il y insister, n’est pas la gastronomie. Elle est une des composantes, centrale certainement, de ce vaste champ qui recouvre un ensemble d’opérations allant de la production des matières premières aux rites de consommation. La cuisine peut ainsi se définir comme l’acte de transformation des aliments en vue de leur consommation.
Elle consiste à assembler les produits, à maîtriser les assaisonnements et les cuissons, non seulement pour satisfaire le besoin physiologique qu’est la faim, mais aussi pour entretenir l’appétit, l’homme étant doté d’un organe, le goût, qui l’incite, à manger au delà du nécessaire pour jouir de sensations nouvelles. Et, pour célébrer les occasions festives, la cuisine se charge de caractères particuliers, visant à la rendre particulièrement belle à voir et bonne à manger.

Dans tous les cas, la cuisine renvoie à des corpus de savoir et de savoir-faire, à des gestes, à des modes opératoires ; elle a ses règles, ses normes, ses valeurs qui la constituent comme une discipline, longtemps transmise par l’apprentissage, puis enseignée, depuis la fin du xixe siècle dans des écoles professionnelles. Elle renvoie ici à des modèles implicites, des canons qui s’inscrivent dans un système de pensée et d’appréciation commun au groupe, la belle manière de faire le bon goût.
Comme forme de production culturelle, la cuisine a pu, au cours de son histoire, être ainsi revendiquée comme un savoir, une science, une tekhnè, un art de vivre, mais aussi comme un « art esthétique », au même titre que les arts consacrés que sont l’architecture, la peinture ou la musique.

Développant une esthétique visuelle et une esthétique des saveurs qui stimulent l’ensemble des sens dont se compose le goût, la cuisine est devenue objet de pensée
savante, de discours théoriques, de jugements critiques. Elle fait l’objet depuis le xviie siècle d’un nombre inflationniste de publications. Passant du statut de « domestique » au statut d’« artiste », qui signe des recettes et des livres, le cuisinier a progressivement accédé au statut de créateur d’un acte artistique éphémère qui fait exception, jusqu’à devenir une « star ». Toutefois, qualifiée d’« art » à travers les images produites sur elle, mais aussi à travers les images que les cuisiniers et les grands chefs produisent d’eux-mêmes, la cuisine ne bénéficie pas des mêmes reconnaissances institutionnelles que les arts constitués.

Elle demeure souvent absente des politiques de valorisations culturelles, une absence dont l’explication tient peut-être à la référence au « bas corporel » dont elle cristalliserait l’expression.

Vous souhaitez poursuivre cette appréhension de l’art de cuisiner ? Je vous conseille la lecture de ce fameux article qu’est L’Artification du culinaire publié par Évelyne Cohen, Julia Csergo aux éditions « sociétés et représentations ».

Le mime – 6 décembre 2018

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Mode d’expression connu depuis vingt-cinq siècles, le mime est aux sources mêmes des arts de la scène. L’imitation primitive de la nature, de la chasse, de la guerre ou de l’amour –geste d’apprentissage ou de transmission– est devenue un rituel puis un art à part entière dès les sociétés de l’ancienne Égypte, de l’Inde, de la Grèce antique, en Afrique, en Asie…

Dans la Rome antique, la pantomime latine, issue de l’héritage grec, de l’introduction du mime étrusque et de la tragédie latine, est née comme un genre autonome, avec ses vedettes et son théâtre fréquenté par des milliers de spectateurs.

Au Moyen Âge, cette forme trop licencieuse pour le corps et l’esprit disparaît officiellement des tréteaux français, même si le mime continue à vivre chez les histrions, les jongleurs, les comédiens espagnols ou italiens.

Au XVIII siècle, avec l’interdiction de la parole destinée à protéger les privilèges des troupes permanentes face aux acteurs de la foire, le mime renaît sous la forme de la pantomime-arlequinade. C’est en introduisant l’action par la pantomime que Noverre, chorégraphe et maître de ballet, réforme le ballet. Sous le terme de pantomime, Diderot rassemble alors tout ce qui relève du langage physique de l’acteur. La parole perd progressivement son statut de vecteur unique de l’expression dramatique au profit de l’expression par le corps.

À l’époque romantique, Arlequin s’efface au profit de Pierrot, dont le visage «enfariné» et le costume immaculé deviennent emblématiques de la pantomime blanche. Créé au théâtre des Funambules par Jean-Gaspard Deburau, ce personnage associé dans notre imaginaire à un âge d’or du mime est perpétué jusqu’à la fin du siècle par son fils Charles, puis ses successeurs Paul Legrand et Louis Rouffe. Mais le succès de Pierrot cache la progressive désaffection pour le genre, malgré une tentative de renouveau lancée par le Cercle funambulesque et les mimes Séverin et Lucien Gothi vers 1880. Si cette pantomime blanche tombe dans l’oubli, l’art mimique vit sur les planches des théâtres, des ballets, des music-halls, ou sur la piste des cirques, puis s’épanouit dans les studios du cinéma muet.

Cette histoire à éclipses du mime dans les théâtres français connaît un spectaculaire rebondissement au xxe siècle, grâce à l’importance et à la diversité des formes que prend le langage du corps sur la scène. Une réflexion commence alors pour définir la singularité de ce théâtre gestuel parmi la diversité des propositions scéniques, réconcilier tradition et création et défendre son identité (Joëlle Garcia).

 

 

 

25 réflexions sur “A la plume

  1. Je suis très contente qu’il vous plaise. J’ai adoré la performance de l’artiste. J’ai été inspirée par la profondeur de sa prestation et ceci sans aucun artifice…Elle, des mots, l’envie de donner/de secouer et un décor fait main…

    J'aime

  2. Bonjour ou Bonsoir mon Ami, Amie
    Une légende dit
    Qu’il existe un paradis
    On y trouve un trésor
    Celui de la vraie amitié
    Ce bien précieux d’amitié est une fleur
    Elle est remplit de bonheur
    Sent-tu ce parfum

    Quelle idée originale!
    Écris pour ton anniversaire.
    Augurissimi Bernard, l’âge est écrit dans le registre, mais l’âge réel est celui du cœur.
    Baiser
    C’est celui de l’amitié qui jamais ne s’éteint
    Donc je me suis dit que cette légende t’était destinée

    Car en toi j’ai trouvé un ami ou une amie vraiment spéciale

    Bonne journée on bonsoir

    gros bisous

    Bernard

    Aimé par 1 personne

  3. BONJOUR ou BONSOIR avec Du Bonheur

    Le bonheur se lit dans les cœurs
    L’amour s’écrit avec toujours
    La gentillesse est une caresse
    L’amitié, que de la bonté
    La présence source d’indulgence
    La tendresse est une richesse
    Que l’on a au fond de son coeur
    Sachons cultiver ce bonheur
    Passe une belle et agréable journée ou soirée
    En ce jour qu’il soit plein de joie et de la bonne humeur
    Gros bisous

    Bernard

    Aimé par 1 personne

  4. Bonjour ou bonsoir

    Proverbe
    L’amour doit se répandre en amitié sincère
    Pour parer aux écueils jonchés par l’adversaire
    Qui déverse, souvent, son poison dans nos cœurs

    Nous sommes voyageurs dans un monde éphémère
    Pour pouvoir l’enjamber sans beaucoup de douleurs
    Faisons de l’amitié notre constant critère
    Bonne journée mon Ami ou Amie

    gros bisous.Bernard

    Aimé par 2 personnes

  5. Merci les bellessources pour votre gentil mot et la délicatesse de votre geste. J’espère vous offrir longtemps la même mélodie poétique comme vous le faites pour moi. Je vous souhaite une très belle soirée et vous dis à très vite…

    Aimé par 1 personne

  6. Bonjour ou Bonsoir mon AMI ou AMIE
    Il est l’heure pour moi de te donner un bisou
    Alors sans faire de bruit pour ne pas te déranger
    Je vais traverser le chemin qui me mène à toi
    Et je le déposerai là devant ta porte
    Ce petit bisou

    Je te souhaite une excellente journée ou soirée
    Profite bien de celle qui est ton heure
    Joie pour ta journée ou de merveilleux rêves pour ta nuit
    bisous
    Bernard

    Aimé par 1 personne

  7. Bonjour ou Bonsoir LES FAITS PLUMES
    après le silence de la nuit
    chaque jour renaît
    avec le chant d’un oiseau joyeux
    pour que nos réveils soient gais
    la rosée pour rafraîchir nos pas
    et le soleil au rendez-vous
    moi je te souhaite une très belle journée ou soirée
    Et tout ce que tu désires

    Bisous, BERNARD

    Aimé par 1 personne

  8. Bonjour mon Ami , AMIE

    Ce jour
    je regarde le ciel et je pense
    je m’évade et m’envole dans le plus grand silence
    voir un monde meilleur
    Je rêve, je m’imagine que le bonheur est
    sans challenge,ni concurrence,ni vainqueur,ni vaincu
    Voir tout le monde avec le sourire
    Regarder les enfants , courir , sauter , s’amuser ,

    en cette période de Noel tout est beau

    Aimer toujours aimer quoi de plus beau
    sans le dire on peut le montrer , quel joli cadeau
    Je passe te souhaiter une bonne de journée ou soirée
    Gros bisous . Bernard

    Aimé par 1 personne

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