¡Olé!

Sous sa cape elle a glissé quelques plumes de flamands roses

pour lacter sa voix rouillée

et chasser la poussière de ce timbre affranchi

bien que soumis en corps

Car elle se souvenait de tous ces vils gredins

qui la chassaient de leurs palmes et claquettes

quand elle rependait jadis l’accord des on

sous la couleur sonore de sa mandoline

Ainsi quand elle chantait

elle laissait tomber dans le champ du monde

des grenades d’amour sorcier

pour enterrer ces noces de sang

Et sur les joues de son public

on pouvait voir ruisseler des gouttelettes

qui dans la transparence d’une couleur locale

faisaient d’elle l’unique dueña

de ces fors sensibles

© Les faits Plumes

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