Il vie vraie

Elle lui avait appris que l’on pouvait naître sans n’être que le pas né de soi-même. Un pas né suffisamment doré pour rester dans son assiette, sans pour au temps eau frire les saveurs de sa chair intérieure. Un simple met de gare qui ne pourrait cependant résister au sans arrêt du train-train quotidien. Et aucun ohmmètre de lui-même n’aurait pu douter de l’arrivée d’un tel bicêtre. Salpêtre et patatras ! Le jour venu, il avait compris que l’on ne pouvait survivre tel un « Pi être adêtre » se circonférant ingénieusement aux rapports entretenus dans le rayon de son mal-être. Mais le travail ne faisait que commencer. Il lui fallait désormais s’affranchir des conventions et dépasser sa condition d’être-pion pour laisser vivre cet être-en-soi. Ce ne serait qu’à ce prix, qu’il apprendrait ce que ViVre signifie et qu’il se débarrasserait de sa camisole de survie.

Les las tics du mascaron était sur le point de craquer.

© Les faits Plumes

14 réflexions sur “Il vie vraie

  1. Bonjour jolie jolie Plume,
    🙂 Magnifique ce texte, mercis.
    Je suis, en ces temps délicats, fendue aux mythes et récits de transformations …

    Peut-être, est-ce , histoire de vouloir espérer croire, qu’après notre 21 ème confinement franco – français, et quelques rappels vaccinaux anti corona virusés … l’on advienne à plus de bienÊtres … Qui sait ?
    Récemment, je trouvais amusant de constater qu’un Métabole soit une zoologie de Métamorphose, à rapprocher aux Métabolismes d’échanges …

    Ces yeux grands ouverts, de la photographie, en dévers d’envers … me font songer à RILKE (1875-1926) …
    « Qui s’ouvre au vent,
    Et qui peut être lu les yeux fermés …
    Dont les papillons sortent,
    Confus d’avoir eu les mêmes idées. »

    Avec amitiés.

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  2. Bonjour Hypergol. Merci à vous, pour avoir apprécié mon petit texte et surtout pour m’avoir fait découvrir Rilke que je ne connaissais pas.

    Je vous vois rose… comme ce beau poème et grâce à la rosée du jour dont vous m’avez arrosée, je vous envoie en retour ces quelques mots prosés que je trouve sublimes:

    « (…) être pour quelques jours
    le contemporain des roses ;
    respirer ce qui flotte autour
    de leurs âmes écloses.

    Faire de chacune qui se meurt
    une confidente,
    et survivre à cette sœur
    en d’autres roses absente. »

    Des bises musquées de rose pour un dimanche mielleux.

    Amicalement

    Delphine

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  3. …ce n’est pas l’Être, figé et solitaire qui m’inspire, mais son mouvement, sa réinvention incessante, diverse et ondoyante :

    « Je ne puis assurer mon objet. Il va trouble et chancelant d’une ivresse naturelle.
    Je le prends en ce point comme il est, en l’instant où je m’amuse à lui.
    Je ne peins pas l’être, je peins le passage. »

    Michel de Montaigne

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