5 réflexions sur “Étourneaux

  1. LE PLESSIS-BOURRÉ

    Un arbre éperdument jette ses bras au ciel

    Car le lierre à la longue l’a étranglé :

    On le voit qui voudrait à tout prix s’agripper

    A tout ce qui passe en fait de nuages, brumes,

    Mais il ne saisit rien, et c’est l’insaisissable

    Qui s’empare sournoisement de lui, l’évide,

    Le point de l’écorce au cœur sans que compatissent

    Pour autant les étourneaux qui viennent en bandes

    S’y poser, y sifflant et modulant leurs notes,

    Surtout quand le soleil descend, visible ou non,

    Et qu’il va faire nuit.
    Et quand toutes les choses

    Seront dans le noir, il sera encore là

    De tous ses rameaux morts mêlé à l’univers

    Dans la proximité des constellations.

    Robert Marteau

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