La nature comme poumon créatif de l’Homme… On inspire et on expire. Acte 1 – La musique

 

 

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©Frédéric Bouillet

L’Homme s’est de tout temps inspiré de la nature. C’est ce que l’on appelle le biomimétisme.

La musique et l’acte de création musicale ne transgressent pas cette habitude. Comment pourrait-il en être autrement si l’on considère que la musique est un art qu’on ne peut pas voir, qu’on ne peut pas toucher, un art qui est simplement fait de vibrations dans les airs. La musique est en effet un art qui est fait avec des sons et qui se déroule dans le temps. C’est comme en peinture, les compositeurs s’inspirent des sons qu’ils entendent…

Pourtant, parce qu’elle est devenue « naturelle », usuelle, ordinaire, cette inspiration n’est plus toujours perceptible.

En nous arrêtant un petit moment sur les liens qui unissent musique et nature, nous pouvons retracer et reprendre conscience de ce que la nature inspire à l’Homme.

D’ailleurs, est-ce un hasard si nature et musique produisent sur nous les mêmes effets tantôt apaisants, relaxants, inspirants et tantôt euphorisants, énergisants, revitalisants?

Vous êtes prêts pour cette petite écoute attentive ? Allons-y, vous n’avez plus qu’à vous laissez bercer….

Dans le final des Quatre saisons de Vivaldi,  si l’on écoute cet extrait de L‘orage de l’été, on reconnait le ciel qui tonne et fulmine; la grêle qui coupe les têtes des épis et des tiges.

Entendez…. Ressentez… Imaginez…

Or, certains sons sont des bruits qui pour être reproduits demandent beaucoup d’ingéniosité. Écoutez la mer….

Pour faire de la musique, on utilise des notes graves et aiguës. Avec trois notes seules Do, Ré, Mi,  on peut par exemple jouer Au clair de la lune.

Et si au lieu de les mettre à la suite,  on les superpose, on peut émettre une mélodie plus sophistiquée mais dont on parvient encore à déceler les notes.

Or il est des sons de la nature qui comme la mer sont des bruits, ce qui nécessite d’empiler beaucoup de notes dans un même accord et de jouer les notes de façon très serrée. On crée alors un Cluster, c’est à dire un accord où il est très difficile de reconnaitre les notes jouées. Cela donne un bruit!

Et bien dans « Les éléments », Jean-Féry Rebel s’est inspiré des quatre éléments pour créer un cluster. Cet effet de confusion reproduit l’effet de confusion généré par les bruits entendus par ce dernier en écoutant la mer et les autres bruits environnants: le sol qui crépite, les cailloux qui tombent…

L’eau est joué par les flutes; le feu par les violons et la terre par les contre-basses, les bassons et les violoncelles.

Aujourd’hui, un tel boucan, nous semble normal mais il en fallait du courage pour faire autant de bruit devant la Cour du roi Louis XV. Il fallait être un peu rebelle et prendre son courage par les plumes. Ce n’est pas tout d’être inspiré par la nature… Encore faut il en faire quelque chose, oser, prendre des risques etc. C’est cela le talent!

Pour faire cet article, je me suis inspirée du Concert Musique et Nature, Philharmonie de Paris, 6 décembre 2013

 

 

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